Sorti en 2013, Carrie : La Vengeance est un film d’horreur américain réalisé par Kimberly Peirce, troisième adaptation cinématographique du célèbre roman Carrie de Stephen King publié en 1974. Cette réimagination moderne du classique de Brian De Palma suit le parcours tragique de Carrie White, une lycéenne timide et rejetée par ses camarades, qui découvre ses pouvoirs télékinésiques dans un contexte de harcèlement scolaire intensifié par l’ère des réseaux sociaux.
Portée par Chloë Grace Moretz dans le rôle-titre et Julianne Moore dans celui de sa mère fanatique religieuse, cette version propose une lecture actualisée des thématiques du harcèlement et de l’exclusion, tout en explorant la relation toxique mère-fille au cœur de l’histoire. Distribué par Sony Pictures, le film est sorti en France le 4 décembre 2013 et a rencontré un accueil critique mitigé, oscillant entre respect pour le casting et questionnements sur la nécessité d’un nouveau remake.
Résumé
Carrie : La Vengeance raconte l’histoire de Carrie White, une adolescente de seize ans vivant dans le Maine, isolée socialement et victime de harcèlement quotidien au lycée d’Ewen. Le film s’ouvre sur un événement traumatisant : lors d’une séance de sport, Carrie a ses premières règles sous la douche des vestiaires et, ignorant tout du cycle menstruel en raison de l’éducation ultra-religieuse de sa mère, panique en croyant qu’elle saigne à mort. Ses camarades se moquent d’elle et filment la scène avec un téléphone portable, que Chris Hargensen diffuse ensuite sur YouTube, amplifiant l’humiliation publique.
Au foyer familial, Carrie subit la violence psychologique et physique de sa mère Margaret White, une fanatique religieuse qui considère la menstruation comme un péché et enferme régulièrement sa fille dans un placard de prière. C’est dans ces moments d’angoisse que Carrie découvre qu’elle possède des pouvoirs télékinésiques qu’elle apprend progressivement à maîtriser. Au lycée, les élèves responsables du harcèlement sont punies par Miss Desjardin, la professeure d’éducation physique : elles doivent choisir entre une semaine de retenue ou être exclues du bal de fin d’année. Seule Chris refuse et se voit interdire l’accès au bal de promo.
Sue Snell, l’une des élèves impliquées, éprouve des remords et demande à son petit ami Tommy Ross d’inviter Carrie au bal pour se racheter. Le soir du bal de promo, Chris et son petit ami Billy orchestrent une vengeance cruelle : truquant le vote pour élire Carrie et Tommy roi et reine du bal, ils déversent un seau de sang de porc sur Carrie au moment du couronnement, devant tous les élèves.
Humiliée publiquement une fois de plus, Carrie perd le contrôle de ses pouvoirs et déchaîne une violence télékinésique dévastatrice, tuant la quasi-totalité des élèves et détruisant le gymnase par le feu. Dans le chaos qui suit, Carrie tue également Chris et Billy avant de rentrer chez elle, où elle affronte sa mère dans un affrontement mortel qui se conclut par l’effondrement de leur maison.
Fiche technique
- Réalisation : Kimberly Peirce
- Scénario : Roberto Aguirre-Sacasa et Lawrence D. Cohen d’après le roman de Stephen King
- Genre : Horreur, drame
- Pays d’origine : USA
- Langue : Anglais
- Durée : 100 minutes
- Date de sortie : 4 décembre 2013
Casting
- Chloë Grace Moretz : Carrie White dans Carrie : La Vengeance, la protagoniste timide et rejetée qui découvre ses pouvoirs télékinésiques. L’actrice apporte une vulnérabilité et une intensité au personnage, jeune fille prise entre le harcèlement scolaire et l’emprise de sa mère.
- Julianne Moore : Margaret White, la mère fanatique religieuse de Carrie, dont le comportement abusif et les convictions extrémistes constituent une source majeure de souffrance pour sa fille.
- Judy Greer : Miss Rita Desjardin, la professeure d’éducation physique bienveillante qui tente de protéger Carrie et de punir les élèves harceleurs.
- Gabriella Wilde : Sue Snell, l’une des lycéennes qui éprouve des remords après avoir participé à l’humiliation de Carrie et qui cherche à se racheter.
Autour du film
Carrie : La Vengeance représente la troisième adaptation cinématographique du roman de Stephen King et la quatrième œuvre de la franchise Carrie. Lorsque le projet a été annoncé en mai 2011, Stephen King lui-même s’est interrogé publiquement sur sa pertinence en déclarant : « La vraie question est pourquoi, quand l’original était si bon ? ». Malgré ce scepticisme initial, les studios MGM et Screen Gems ont justifié le remake par les avancées des effets spéciaux depuis 1976 et par la problématique actuelle du harcèlement scolaire, devenue une crise nationale aux États-Unis. La réalisatrice Kimberly Peirce, admiratrice du film de Brian De Palma, a accepté le projet après avoir reçu la bénédiction du cinéaste original.
Le tournage principal s’est déroulé au Canada, dans la région du Grand Toronto, notamment à Mississauga et Etobicoke, au cours de l’été 2012. La production a utilisé une caméra ARRI Alexa pour capturer les séquences, et l’équipe des effets visuels s’est inspirée d’images d’explosions atomiques des années 1950 et 1960 pour modéliser les ondes d’énergie qui émanent de Carrie lors de la scène du bal. La sortie du film a été reportée de mars à octobre 2013 officiellement pour des reshoots, mais certains journalistes ont spéculé que ce délai permettait également d’éviter une sortie trop proche de la fusillade de l’école Sandy Hook en décembre 2012, compte tenu du contenu violent du film dans un contexte scolaire.
Le film propose plusieurs particularités qui le distinguent de l’adaptation de 1976. Kimberly Peirce a conçu son œuvre comme une histoire d’origine de super-héros, donnant à Carrie plus de contrôle sur ses pouvoirs avant qu’elle ne les perde définitivement. L’intrigue intègre le cyberharcèlement avec la diffusion de la vidéo des vestiaires sur YouTube, actualisant ainsi le récit pour le public contemporain. La relation mère-fille occupe une place centrale, avec trois scènes supplémentaires tournées entre Chloë Grace Moretz et Julianne Moore lors des reshoots pour approfondir cette dynamique toxique. La version Blu-ray commercialisée en janvier 2014 propose d’ailleurs une ouverture et une fin alternatives, ainsi que neuf scènes supprimées.
L’accueil critique de Carrie : La Vengeance s’est révélé mitigé, avec 51% d’avis positifs sur Rotten Tomatoes. Les critiques ont salué la qualité du casting, notamment les performances de Moretz et Moore, ainsi que la modernisation de certains aspects du récit, mais ont jugé le film « inutile » et manquant d’originalité par rapport à la version culte de Brian De Palma. Au box-office, le long-métrage a rapporté 84,8 millions de dollars dans le monde, dont 35,3 millions en Amérique du Nord, se classant au 85e rang des films les plus rentables de 2013 aux États-Unis.
FAQ
- Où voir Carrie : La Vengeance ? Carrie : La Vengeance est disponible en location ou à l’achat sur plusieurs plateformes de vidéo à la demande, notamment Amazon Prime Video, Apple TV et Google Play. Le film est également proposé en streaming sur Netflix dans certains pays, bien que la disponibilité varie selon les régions en raison des accords de licence. Pour les amateurs de supports physiques, le film est commercialisé en DVD et Blu-ray depuis janvier 2014, avec une édition Ultra HD Blu-ray sortie en mars 2024 chez Shout! Factory.
- À partir de quel âge Carrie : La Vengeance est-il recommandé ? En France, Carrie : La Vengeance a été classé interdit aux moins de 12 ans lors de sa sortie en salles en décembre 2013. Cette classification s’explique par la présence de scènes de violence graphique, notamment lors de la séquence du bal de promo où Carrie déchaîne ses pouvoirs télékinésiques de manière sanglante, ainsi que par des thématiques difficiles comme le harcèlement scolaire et la maltraitance parentale. Aux États-Unis, le film a reçu la classification R (Restricted), nécessitant la présence d’un adulte pour les spectateurs de moins de 17 ans.
- Le harcèlement dans Carrie : La Vengeance reflète-t-il une évolution par rapport au film original ? Oui, Carrie : La Vengeance actualise considérablement la dimension du harcèlement scolaire en intégrant le cyberharcèlement et les réseaux sociaux, absents du film de 1976. La scène des vestiaires est filmée avec un téléphone portable et immédiatement diffusée sur YouTube, amplifiant l’humiliation de Carrie au-delà des murs du lycée et reflétant la réalité contemporaine où les violences numériques prolongent et aggravent le harcèlement physique. Cette modernisation était l’une des justifications principales du remake, les producteurs souhaitant aborder le harcèlement comme problématique nationale actuelle aux États-Unis.