Dangerous animals (Sean Byrne - 2025)
Dangerous animals (Sean Byrne - 2025)

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Présenté en avant-première à la Quinzaine des Cinéastes du Festival de Cannes 2025, Dangerous Animals est le troisième long métrage du réalisateur australien Sean Byrne, connu des amateurs de cinéma de genre pour The Loved Ones (2009) et The Devil’s Candy (2015). Distribué en France par The Jokers Films le 23 juillet 2025, ce thriller de survie aquatique se déroule au large de la Gold Coast australienne et croise deux figures tutélaires du cinéma d’horreur : le film de requin et le slasher au serial killer.

Porté par Hassie Harrison et Jai Courtney, le film suit une surfeuse nomade kidnappée par un capitaine de bateau dont l’obsession pour les squales cache une folie meurtrière ritualisée. Sous ses atours de survival sanglant, Dangerous Animals interroge une idée simple et efficace : dans l’océan, le prédateur le plus dangereux n’est pas celui que l’on croit.

Résumé

Zephyr est une surfeuse sans attaches, nomade par choix, qui voyage de plage en plage dans son van aménagé. Arrivée sur la côte est de l’Australie, elle passe une nuit avec Moses, un jeune homme qu’elle repousse dès le lendemain matin. Le même jour, elle croise Tucker, un capitaine de bateau bourru qui propose aux touristes une attraction originale : observer des requins depuis une cage immergée, baptisée Tucker’s Experience.

Ce que ses clients ignorent, c’est que Tucker n’est pas seulement un guide excentrique fasciné par les squales — c’est un tueur en série qui utilise les requins comme arme rituelle. Il drogue ses victimes, les harnache et les plonge lentement dans des eaux chargées d’appâts, filmant chaque scène pour sa collection privée.

Zephyr est enlevée et retenue prisonnière à bord du bateau, quelque part au large. Seule, sans issue immédiate, elle doit composer avec les contraintes de l’espace confiné et l’imprévisibilité de son ravisseur. Dangerous Animals bascule alors dans un huis clos maritime tendu, où chaque décision compte et où la frontière entre proie et prédateur devient poreuse. Moses, intrigué par la disparition de Zephyr, commence à chercher des réponses — mais les eaux ouvertes autour du bateau de Tucker n’offrent guère de prise aux intrus.

Le film s’inscrit dans la tradition du thriller de survie en lieu unique, croisant le slasher et l’horreur aquatique pour mieux déplacer le vrai sujet : non pas la menace animale, mais la violence froide et méthodique de l’homme. Zephyr n’est pas une victime passive — son passé difficile lui a forgé des ressources que Tucker n’a pas anticipées.

Fiche technique

  • Réalisation : Sean Byrne
  • Scénario : Nick Lepard
  • Genre : Horreur, thriller de survie, slasher aquatique
  • Pays d’origine : Australie / États-Unis / Canada
  • Langue : Anglais
  • Durée : 98 minutes
  • Date de sortie : 23 juillet 2025

Casting

  • Hassie Harrison : Zephyr, une surfeuse nomade et débrouillarde dont le passé difficile devient sa principale arme face à son ravisseur.
  • Jai Courtney : Tucker, capitaine de bateau charismatique et tueur en série obsédé par les requins, qui utilise les squales comme instrument de mise à mort ritualisée.
  • Josh Heuston : Moses, l’amant d’un soir de Zephyr, qui part à sa recherche après avoir constaté sa disparition.

Autour du film

Après dix ans d’absence, Sean Byrne refait surface à la Quinzaine des Cinéastes du Festival de Cannes 2025. Dangerous Animals devient ainsi le premier film australien à figurer dans ce programme depuis These Final Hours de Zak Hilditch en 2014. Ce retour en fanfare confirme la place de Byrne parmi les cinéastes de genre les plus suivis de sa génération, lui dont les deux premiers films avaient été récompensés au Festival Fantastique de Gérardmer.

Le tournage de Dangerous Animals débute le 30 mai 2024 sur la Gold Coast, dans le Queensland australien, contribuant à plus de 10,7 millions de dollars à l’économie locale. Contrairement à Primate de Johannes Roberts, entièrement réalisé en studio à Londres, Byrne privilégie les décors naturels et l’océan réel, ce qui confère aux scènes nocturnes en mer une texture visuelle et sonore difficilement reproductible en plateau. La partition de Michael Yezerski, déjà compositeur sur The Devil’s Candy, s’inspire ouvertement de Jaws tout en insufflant une énergie propulsive au récit.

Byrne et le scénariste Nick Lepard font le choix délibéré de reléguer le requin au second plan. Tucker considère les squales comme des dieux réclamant un sacrifice, mais Byrne et Lepard évitent le piège du villain monologuant : le personnage est pathologisé de façon allusive, laissant une part d’irréductible opacité. Jai Courtney livre ce qui est unanimement salué comme la meilleure performance de sa carrière.

Produit pour 2 millions de dollars, le film dépasse les 9 millions de recettes mondiales. La presse française lui accorde une note de 3,6/5 sur AlloCiné. En France, le film est classé interdit aux moins de 12 ans avec avertissement en raison de la violence de certaines scènes.

FAQ

  • Où voir Dangerous Animals ? Sorti en salles en France le 23 juillet 2025 via The Jokers Films, Dangerous Animals est disponible en VOD à l’achat et à la location depuis l’automne 2025. Aux États-Unis, le film est diffusé sur Shudder, la plateforme spécialisée en cinéma de genre. Une disponibilité sur d’autres plateformes françaises est attendue selon la chronologie des médias en vigueur, mais aucune acquisition n’a été officiellement confirmée à ce jour.
  • À partir de quel âge Dangerous Animals est-il déconseillé ? En France, le film est classé interdit aux moins de 12 ans avec avertissement. La signalétique signale explicitement le caractère éprouvant de certaines scènes, notamment celles où des victimes sont livrées aux requins. Le film contient des séquences de violence graphique soutenue et une atmosphère de tension extrême déconseillées à un public jeune ou sensible.
  • Est-ce que Dangerous Animals est inspiré d’une histoire vraie ? Non, Dangerous Animals est une fiction originale, écrite par Nick Lepard pour le cinéma. Le film ne revendique aucun ancrage dans des faits réels. Sean Byrne s’est appuyé sur les codes du slasher et du film de requin comme matière première cinématographique, citant Jaws de Spielberg comme référence tutélaire plutôt qu’un fait divers ou un cas criminel documenté.