Sorti en salles françaises le 18 juin 1997, Dobermann est un film policier réalisé par Jan Kounen, alors auteur de son premier long-métrage après plusieurs courts-métrages remarqués comme Vibroboy. Adapté de la série de romans de Joël Houssin, qui signe également le scénario, le film suit un gang de braqueurs hors normes traqué par un commissaire aussi corrompu que ses adversaires. Porté par un casting mené par Vincent Cassel, Tchéky Karyo et Monica Bellucci, ce polar français se distingue par une esthétique outrancière, un humour noir assumé et une énergie visuelle proche de la bande dessinée.
Yann Le Pentrec, dit « Dobermann », a reçu son premier flingue le jour de son baptême. Devenu adulte, il dirige une bande de braqueurs déjantés qui enchaîne les attaques de banques, de bureaux de poste et de fourgons blindés dans Paris, entouré notamment de Nat, sa complice sourde, ainsi que de Moustique, Pitt Bull, Manu, l’Abbé et Sonia. Après un dernier coup particulièrement audacieux, la bande attire l’attention de Christini, un commissaire de police sadique et sans scrupules, bien décidé à mettre la main sur Dobermann par n’importe quel moyen, y compris en s’affranchissant lui-même de la loi. Le film adopte un ton résolument outrancier, mêlant action brutale, humour potache et esthétique inspirée du comic-book, jusqu’à un affrontement final entre les deux hommes.
Le film adapte la propre saga littéraire de Joël Houssin, qui en signe aussi le scénario ; il s’agit du premier long-métrage de Jan Kounen, jusqu’alors reconnu dans les milieux cinéphiles pour ses courts-métrages hystériques comme Vibroboy (1994) et Le Dernier Chaperon rouge (1996). Le tournage débute le 3 juin 1996 à Paris et en Seine-Saint-Denis (canal de l’Ourcq, ancien bâtiment de la CCIP à Pantin), ainsi qu’à Nanterre et dans l’Oise (forêt d’Halatte, église de Montagny-Sainte-Félicité). Une scène d’action tournée rue du Théâtre, dans le 15e arrondissement de Paris, provoque un incident réel : un riverain tire sur l’équipe de tournage avec une arme à plomb, blessant deux personnes. Le film est produit par Frédérique Dumas et Éric Névé et distribué par PolyGram Film Distribution. La bande originale associe des compositions signées Brune, Jean-Jacques Hertz, Philippe Mallier et François Roy (sous le nom Schyzomaniac) à un titre du groupe The Prodigy utilisé dans une scène de boîte de nuit. Le casting réunit également Romain Duris dans l’un de ses premiers rôles, ainsi que des apparitions de Kounen lui-même et de Gaspar Noé.
Interdit aux moins de 16 ans en France, Dobermann divise la critique à sa sortie mais trouve son public : le film totalise plus de 230 000 entrées en France lors de sa première semaine d’exploitation nationale, même si son parcours parisien s’essouffle rapidement, plafonnant à 188 240 entrées dans la capitale. Le budget est estimé à environ 5 millions de dollars pour des recettes mondiales avoisinant 5,9 millions de dollars. Le film acquiert au fil des années un statut culte dans le paysage du cinéma de genre français, souvent associé, avec La Haine (1995) de Mathieu Kassovitz, à un renouveau stylistique et agressif du polar hexagonal ayant ouvert la voie à des films comme Le Pacte des loups ou Les Rivières pourpres. Jan Kounen poursuit ensuite sa carrière avec des films comme 99 Francs ou Coco Chanel & Igor Stravinsky. Une suite, Dobermann 2: Arm Wrestle, est annoncée en développement, Vincent Cassel et Tchéky Karyo étant pressentis pour reprendre leurs rôles. Le film a également fait l’objet d’une réédition en Blu-ray par l’éditeur australien Umbrella Entertainment.
Released in French theaters on 18 June 1997, Dobermann is a crime film directed by Jan Kounen, marking his feature debut after several acclaimed short films such as Vibroboy. Adapted from Joël Houssin’s novel series, with Houssin also credited as screenwriter, the film follows an unconventional gang of robbers hunted by a police commissioner as corrupt as his targets. Led by a cast headed by Vincent Cassel, Tchéky Karyo and Monica Bellucci, this French crime thriller stands out for its excessive visual style, unapologetic dark humor and comic-book-inspired energy.
Yann Le Pentrec, known as « Dobermann, » received his first gun on the day of his baptism. Now an adult, he leads a gang of unhinged robbers who target banks, post offices and armored vans across Paris, alongside his deaf accomplice Nat and fellow gang members Moustique, Pitt Bull, Manu, l’Abbé and Sonia. After an especially bold heist, the gang draws the attention of Christini, a sadistic and unscrupulous police commissioner determined to catch Dobermann by any means necessary, even if it means operating outside the law himself. The film embraces an overtly excessive tone, blending brutal action, broad humor and a graphic-novel aesthetic, building toward a final confrontation between the two men.
The film adapts Joël Houssin’s own literary saga, with Houssin also writing the screenplay; it is Jan Kounen’s first feature, after he had already built a cult following in French cinephile circles for frenetic shorts like Vibroboy (1994) and Le Dernier Chaperon rouge (1996). Filming began on 3 June 1996 in Paris and Seine-Saint-Denis (the Ourcq canal, the former CCIP building in Pantin), as well as in Nanterre and the Oise department (the Halatte forest, the church of Montagny-Sainte-Félicité). An action scene shot on rue du Théâtre, in Paris’s 15th arrondissement, led to a real-life incident when a local resident fired an air gun at the film crew, injuring two people. The film was produced by Frédérique Dumas and Éric Névé and distributed by PolyGram Film Distribution. Its soundtrack pairs original compositions by Brune, Jean-Jacques Hertz, Philippe Mallier and François Roy (credited as Schyzomaniac) with a track by The Prodigy featured in a nightclub scene. The cast also includes Romain Duris in one of his earliest roles, plus cameo appearances by Kounen himself and Gaspar Noé.
Rated for audiences 16 and older in France, Dobermann divided critics on release but still found an audience, drawing over 230,000 admissions nationwide in its first week, even as its Paris run tapered off quickly, ending at 188,240 admissions in the capital. The budget is estimated at around $5 million, against worldwide box-office returns of roughly $5.9 million. Over time, the film gained cult status within French genre cinema, often cited alongside Mathieu Kassovitz’s La Haine (1995) as part of a stylish, aggressive renewal of the French crime genre that paved the way for films such as Brotherhood of the Wolf and Crimson Rivers. Jan Kounen went on to direct films including 99 Francs and Coco Chanel & Igor Stravinsky. A sequel, Dobermann 2: Arm Wrestle, has been announced in development, with Vincent Cassel and Tchéky Karyo reportedly attached to reprise their roles. The film has also been reissued on Blu-ray by Australian label Umbrella Entertainment.

