Gone in 60 Seconds (titre français : 60 secondes chrono) est un film d’action américain réalisé par Dominic Sena, sorti le 9 juin 2000 aux États-Unis et le 16 août 2000 en France. Produit par Jerry Bruckheimer et distribué par Buena Vista Pictures sous le label Touchstone Pictures, le film est un remake du film culte de H. B. Halicki La Grande Casse (1974). Scénarisé par Scott Rosenberg, il réunit un casting impressionnant autour de Nicolas Cage, Angelina Jolie et Robert Duvall dans un thriller automobile fondé sur les thèmes de la rédemption, de la loyauté familiale et du rapport passionnel à la machine.
Randall Raines, dit Memphis, est un ancien voleur de voitures de légende reconverti dans une vie rangée. Lorsqu’il apprend que son frère cadet Kip a échoué à livrer une commande de voitures au gangster britannique Raymond Calitri et se retrouve entre ses mains, Memphis n’a d’autre choix que de sortir de sa retraite. Calitri lui impose une condition : voler cinquante voitures de luxe en soixante-douze heures, chacune désignée par un prénom féminin, le dernier — et le plus convoité — étant une Mustang Shelby GT500 de 1967 baptisée Eleanor. Memphis réassemble son ancienne équipe, dont son mentor Otto Halliwell, sa vieille flamme Sway et une galerie de spécialistes aux talents disparates, pour s’attaquer à la liste dans une nuit de vol généralisé à travers Long Beach et Los Angeles, tandis que deux inspecteurs de police leur collent aux basques.
Le scénario fut écrit par Scott Rosenberg, avec des contributions non créditées de Jonathan Hensleigh et d’un certain J. J. Abrams, d’après le matériau original de H. B. Halicki. C’est Denice Shakarian Halicki, veuve du réalisateur de 1974, qui négocia et accorda les droits de remake à Hollywood Pictures, filiale de Disney, en veillant à rester associée au projet en tant que productrice déléguée. Nicolas Cage, collectionneur de voitures passionné dans la vie, fut le premier acteur approché par l’équipe et il accepta rapidement. Onze répliques de la Shelby Mustang furent construites pour le tournage, chacune adaptée à un usage précis — vitesse, dérapage, cascades ou plans fixes. Le tournage se déroula principalement à Los Angeles, Long Beach et San Pedro en Californie. La cascade finale sur le Vincent Thomas Bridge, partiellement assistée par des effets numériques, valut au film une nomination aux Taurus World Stunt Awards. La bande originale, mêlant rock, électronique et hip-hop, fut publiée par Island Def Jam Music Group et atteignit la 69e place du Billboard 200.
À sa sortie, le film s’empara de la première place du box-office américain dès son week-end d’ouverture avec 25,3 millions de dollars, détrônant Mission : Impossible 2. Il engrangea au total 237 millions de dollars dans le monde pour un budget de 90 millions. En France, il attira 2 430 332 spectateurs, ce qui en fait le plus grand succès de Nicolas Cage dans l’Hexagone. L’accueil critique fut en revanche très sévère : Rotten Tomatoes ne lui accorde que 25 % de critiques favorables, et Metacritic un score de 35 sur 100. Les journalistes ciblèrent la faiblesse du scénario, la vacuité des personnages et la mollesse des séquences d’action. Malgré cela, le public lui attribua un CinemaScore de B+. Aux Stinkers Bad Movie Awards 2000, le film reçut notamment le prix du pire scénario pour un film ayant dépassé les 100 millions de dollars. Il n’en demeure pas moins une pièce représentative de l’esthétique Bruckheimer de l’époque, et sa Mustang Eleanor est devenue l’une des voitures de cinéma les plus iconiques des années 2000.
Gone in 60 Seconds is an American action film directed by Dominic Sena, released on June 9, 2000 in the United States and on August 16, 2000 in France. Produced by Jerry Bruckheimer and distributed by Buena Vista Pictures under the Touchstone Pictures label, the film is a remake of H. B. Halicki's cult classic Gone in 60 Seconds (1974). Written by Scott Rosenberg, it assembles a star-laden cast around Nicolas Cage, Angelina Jolie, and Robert Duvall in an automotive thriller built around themes of redemption, family loyalty, and the passionate relationship between a man and a machine.
Randall Raines, known as Memphis, is a legendary former car thief who has settled into a straight life. When he learns that his younger brother Kip has failed to deliver a car order to British gangster Raymond Calitri and is now being held captive, Memphis has no choice but to come out of retirement. Calitri's terms are non-negotiable: steal fifty luxury cars within seventy-two hours, each identified by a female name, with the last and most coveted being a 1967 Shelby GT500 Mustang nicknamed Eleanor. Memphis reassembles his former crew — his mentor Otto Halliwell, his old flame Sway, and a varied roster of specialists — to work through the list in a single night of coordinated theft across Long Beach and Los Angeles, while two police detectives close in on their trail.
The screenplay was written by Scott Rosenberg, with uncredited contributions from Jonathan Hensleigh and a then little-known J. J. Abrams, based on H. B. Halicki's original material. It was Halicki's widow, Denice Shakarian Halicki, who negotiated the remake rights with Hollywood Pictures, a Disney subsidiary, while securing her own involvement as executive producer. Nicolas Cage, a genuine car enthusiast in private life, was the first actor approached for the lead and signed on quickly. Eleven replica Shelby Mustangs were built for production, each engineered for a specific purpose — top speed, drifting, stunt work, or static photography. Filming took place primarily in Los Angeles, Long Beach, and San Pedro, California. The finale stunt on the Vincent Thomas Bridge, partly enhanced by digital effects, earned the film a Taurus World Stunt Award nomination. The soundtrack, blending rock, electronic, and hip-hop, was released by Island Def Jam Music Group and peaked at number 69 on the Billboard 200.
Upon release, the film debuted at number one at the US box office with $25.3 million in its opening weekend, dethroning Mission: Impossible 2. It went on to gross $237 million worldwide against a $90 million budget. In France, it drew 2,430,332 admissions, making it Nicolas Cage's biggest commercial success in the country. Critical response was harsh: Rotten Tomatoes awarded it just 25% positive reviews, and Metacritic a score of 35 out of 100. Reviewers targeted the weak screenplay, underdeveloped characters, and underwhelming action sequences. Audiences were more forgiving, granting it a CinemaScore of B+. At the 2000 Stinkers Bad Movie Awards, the film took home the prize for Worst Screenplay for a Film Grossing Over $100 Million. It remains nonetheless a defining artifact of the Bruckheimer aesthetic of that era, and its Eleanor Mustang has become one of the most iconic film cars of the 2000s.