La Disparition d'Alice Creed (J Blakeson - 2010)
La Disparition d'Alice Creed (J Blakeson - 2010)

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La Disparition d’Alice Creed (J Blakeson – 2010) @ Amazonse@rch Fnac

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Thriller néo-noir britannique à trois personnages, La Disparition d’Alice Creed est écrit et réalisé par J Blakeson, à l’occasion de son premier long métrage. Produit par Isle of Man Film et September Films avec le soutien des aides financières de l’île de Man, le film est distribué en France par Haut et Court. Il sort au Royaume-Uni le 30 avril 2010 et en France le 30 juin 2010, après avoir été présenté aux festivals de Toronto et de Londres dès 2009. Avec un budget estimé à 800 000 dollars, La Disparition d’Alice Creed réunit Gemma Arterton, Eddie Marsan et Martin Compston dans un huis clos implacable où enlèvement, trahison et retournements de situation se succèdent à cadence serrée.

Deux hommes, Vic et Danny, anciens codétenus, préparent avec une minutie méthodique le kidnapping d’Alice Creed, fille unique d’un millionnaire. Ils louent un appartement qu’ils transforment en cellule insonorisée, achètent du matériel en espèces, effacent toute trace. L’enlèvement se déroule comme prévu. Alice est séquestrée, menottée à un lit, et des photos de détention sont transmises à son père en échange d’une rançon. Mais très vite, la mécanique bien huilée du duo se grippe : des secrets surgissent entre les trois protagonistes, bouleversant les rapports de force et faisant voler en éclats la logique apparente du plan. Ce qui semblait être un crime parfaitement orchestré révèle en réalité une architecture de loyautés, de mensonges et de désirs contrariés bien plus complexe — où la victime refuse de rester à sa place.

Blakeson développe le projet avec la volonté explicite de faire un film à petit budget, restreint à un nombre minimal de personnages et de décors — une démarche qu’il compare lui-même à celle de David Fincher avec Panic Room. Faute de financement immédiat, il trouve une solution dans le soutien de CineManx et les aides à la production de l’île de Man, où l’intégralité du tournage se déroule en quatre semaines, avec un plan de travail très serré et peu de place à l’improvisation. Les scènes d’appartement sont tournées dans l’ordre chronologique. Pour la direction photo, Blakeson s’associe à Philipp Blaubach, qui opte pour une caméra numérique RED afin d’obtenir une image très stylisée évoquant l’esthétique des thrillers des années 1970. La préparation physique est particulièrement exigeante pour Gemma Arterton, qui passe une grande partie du film attachée au lit, et qui, selon les dires du réalisateur, a vécu le tournage comme une expérience de captivité à part entière. Blakeson signe également le scénario de The Descent : Part 2 la même année.

Présenté au Festival du film de Londres et au TIFF en 2009, puis au Festival de Tribeca en 2010, le film reçoit un accueil critique très favorable. Sur Rotten Tomatoes, il obtient 81 % d’avis positifs sur la base de 100 critiques. Sur Metacritic, le score s’établit à 65/100, indiquant des critiques globalement favorables. La presse britannique lui accorde plusieurs notes quatre étoiles. Le co-directeur du TIFF Cameron Bailey compare la maîtrise de Blakeson dans la gestion du huis clos à celle de Reservoir Dogs. En 2009, le film est nommé au Raindance Award aux British Independent Film Awards. Commercialement modeste avec 867 714 dollars de recettes mondiales, il s’impose néanmoins comme une référence du thriller britannique indépendant à petit budget, et lance la carrière de Blakeson, qui signera ensuite Moi, Tonya (scénario, 2017). Le film a fait l’objet d’un remake allemand, Kidnapping Stella, en 2019.

A British neo-noir three-hander thriller, The Disappearance of Alice Creed was written and directed by J Blakeson as his feature film debut. Produced by Isle of Man Film and September Films with the support of Isle of Man production funding, the film was distributed in France by Haut et Court. It was released in the United Kingdom on April 30, 2010, and in France on June 30, 2010, having already screened at the Toronto and London film festivals in 2009. Made on an estimated budget of $800,000, the film stars Gemma Arterton, Eddie Marsan, and Martin Compston in an airtight, three-character chamber piece built on kidnapping, betrayal, and relentless plot reversals.

Two men, Vic and Danny, former prison acquaintances, meticulously plan the abduction of Alice Creed, the only daughter of a wealthy businessman. They rent an apartment, convert it into a soundproofed cell, purchase equipment in cash, and erase every trace. The kidnapping goes according to plan. Alice is held captive, handcuffed to a bed, and photographs of her in captivity are sent to her father in exchange for a ransom. But the duo’s well-oiled machinery quickly begins to break down: secrets emerge between the three characters, upending the balance of power and shattering the apparent logic of the scheme. What looked like a perfectly engineered crime reveals itself to be a far more tangled architecture of loyalties, lies, and frustrated desires — in which the supposed victim refuses to stay in her assigned role.

Blakeson developed the project with the explicit aim of making a low-budget film restricted to the smallest possible number of characters and locations — an approach he openly compared to David Fincher’s Panic Room. After struggling to secure financing, he found a solution through CineManx and Isle of Man production incentives, which enabled the entire shoot to take place on the island over four weeks, on a tight schedule with little room for improvisation. The apartment scenes were shot in strict chronological order. For cinematography, Blakeson brought on Philipp Blaubach, who opted for a RED digital camera to achieve a highly stylized image evoking the aesthetic of 1970s thrillers. The physical demands of the shoot were considerable for Gemma Arterton, who spends much of the film restrained to a bed; Blakeson has described the experience as genuine captivity for the actress. He also wrote the screenplay for The Descent: Part 2 the same year.

After screenings at the London Film Festival and TIFF in 2009, then Tribeca in 2010, the film received a strongly positive critical reception. On Rotten Tomatoes, it holds an 81% approval rating based on 100 reviews. On Metacritic, it scores 65 out of 100, indicating generally favorable notices. The British press awarded it several four-star reviews. TIFF co-director Cameron Bailey compared Blakeson’s handling of the hostage scenario to that of Reservoir Dogs. The film received a nomination for the Raindance Award at the 2009 British Independent Film Awards. Commercially modest with $867,714 in worldwide grosses, it nonetheless established itself as a landmark of low-budget British independent thriller filmmaking, and launched Blakeson’s career — he would later co-write I, Tonya (2017). A German remake, Kidnapping Stella, was released in 2019.