The Furies est un film d’horreur et de survival australien écrit et réalisé par Tony D’Aquino, présenté en avant-première mondiale au Brussels International Fantastic Film Festival puis à l’Edinburgh International Film Festival en juin 2019, avant une distribution en salles très limitée et une sortie en vidéo à la demande et sur la plateforme Shudder en novembre 2019. Produit par Andrew Marriott et Lisa Shaunessy, il est distribué à l’international par Shudder et Factoris Films en France. Il s’agit du premier long-métrage de D’Aquino, comédien, réalisateur de clips et de courts-métrages depuis les années 1990. Avec Airlie Dodds, Linda Ngo, Taylor Ferguson et Ebony Vagulans, The Furies est un hommage déclaré au slasher des années 1980, réinterprété dans le cadre du bush australien et enrichi d’une mécanique inspirée de Battle Royale. Le film explore les thèmes de la violence institutionnalisée, de la survie féminine, du voyeurisme technologique et de la déshumanisation du divertissement sadique.
Kayla se dispute avec sa meilleure amie Maddie et se fait enlever dans la nuit qui suit. Elle se réveille seule dans une caisse en bois au milieu de l’outback australien, sur laquelle est inscrit le mot « Beauty ». En explorant les environs, elle croise d’autres femmes dans la même situation, désignées elles aussi par des étiquettes — Rose, Sheena, Maddie elle-même. Très vite, les mécanismes du jeu se révèlent : huit femmes surnommées les « Beauties » ont chacune été associée à un tueur masqué surnommé la « Bête ». Les hommes masqués — aux visages et armements inspirés des grandes figures du slasher — ont pour règle de tuer toutes les autres femmes, mais doivent protéger leur propre « Beauty ». Si la femme assignée à un tueur est éliminée, son protecteur explose. Des caméras implantées dans les yeux de chaque participant transmettent les images à des commanditaires invisibles. Ce que les femmes ignorent — jusqu’à ce que Kayla commence à comprendre les règles — c’est qu’elles ne sont pas de simples proies mais des participantes d’un jeu morbide regardé en direct.
Tony D’Aquino conçoit le projet comme une synthèse de ses deux passions cinéphiles : les slashers des années 1980 — Halloween, Vendredi 13 — et Battle Royale de Kinji Fukasaku (2000). Il décrit son film lors de sa présentation à Bruxelles comme « Halloween rencontre Battle Royale ». Le réalisateur, qui avait réalisé une centaine de clips, publicités et courts-métrages entre 1995 et 2006 — dont un épisode de la série australienne Two Twisted — fait de The Furies son retour au long-métrage après plus d’une décennie de silence. Le tournage se déroule dans le bush australien, dont la végétation sèche et grise confère au film une photographie naturellement monochromatique et désertique qui renforce le sentiment d’abandon. Les effets spéciaux gore — prothèses, maquillages de blessures, têtes démantelées — sont entièrement réalisés en pratique, sans recours massif au numérique, et constituent l’un des attraits les plus commentés du film par les amateurs du genre.
The Furies reçoit un accueil critique modeste mais globalement bienveillant dans la presse spécialisée de genre. Screen International le qualifie de « petit film simple mais efficacement nauséabond ». Variety parle d’un « solide début de long-métrage » pour D’Aquino. The Canberra Times lui attribue 4/5, saluant l’amour du genre et le sens de l’invention du réalisateur. Les reproches les plus fréquents concernent le scénario peu développé, l’absence d’explication des mécanismes du jeu, et un troisième acte jugé insuffisant. Certaines critiques féministes, comme celle de l’Edinburgh Film Festival, regrettent que les prétentions féministes du film — annoncées par une scène d’ouverture où les héroïnes taguent « Fuck the patriarchy » — ne soient pas tenues par un récit qui montre surtout des femmes massacrées. Le film n’a pas de données de box-office significatives, sa distribution passant quasi exclusivement par Shudder à l’international et par Factoris Films en France. Il n’a remporté aucune récompense notable de festival.
The Furies is an Australian horror-survival film written and directed by Tony D’Aquino, world-premiered at the Brussels International Fantastic Film Festival before screening at the Edinburgh International Film Festival in June 2019, followed by a very limited theatrical release and a video-on-demand and Shudder release in November 2019. Produced by Andrew Marriott and Lisa Shaunessy, the film is distributed internationally by Shudder and by Factoris Films in France. It is D’Aquino’s feature directorial debut, following decades of work as a short-film director, clip maker, and television episodic director. Starring Airlie Dodds, Linda Ngo, Taylor Ferguson, and Ebony Vagulans, The Furies is an avowed homage to the 1980s slasher, relocated to the Australian bush and grafted onto a Battle Royale-style tournament structure. The film explores institutionalized violence, female survival, technological voyeurism, and the dehumanization of sadistic entertainment.
Kayla has a falling-out with her best friend Maddie and is abducted the same night. She wakes alone inside a wooden crate in the middle of the Australian outback, the word « Beauty » stenciled on the outside. Exploring her surroundings, she encounters other women in the same situation — each also labeled, Rose, Sheena, Maddie among them. The game’s mechanics gradually reveal themselves: eight women dubbed « Beauties » have each been paired with a masked killer called a « Beast. » The masked men — whose appearances and weapons draw on iconic slasher archetypes — must kill all women except their own assigned Beauty, whom they are bound to protect. If a Beast’s Beauty is killed, he explodes. Cameras implanted in the eyes of each participant transmit footage to unseen clients watching from elsewhere. What the women do not know — until Kayla begins to decode the rules — is that they are not merely prey but contestants in a live-streamed death game.
Tony D’Aquino conceived the project as a synthesis of his two cinematic passions: 1980s slasher films — Halloween, Friday the 13th — and Kinji Fukasaku’s Battle Royale (2000). At his Brussels screening, he pitched the film as « Halloween meets Battle Royale. » D’Aquino, who had directed over a hundred music videos, advertisements, and short films between 1995 and 2006 — including an episode of the Australian anthology series Two Twisted — returned to feature filmmaking after more than a decade away. Filming took place in the Australian bush, whose dry, grey vegetation gives the film a naturally monochromatic, desolate visual quality that heightens the sense of abandonment. The gore special effects — prosthetics, wound makeups, dismembered body parts — were executed entirely practically, with minimal digital enhancement, and are consistently cited by genre audiences as among the film’s chief pleasures.
The Furies received modest but broadly positive notices from specialist genre press. Screen International called it « a simple but efficiently nasty little movie. » Variety described it as « a solid feature debut » for D’Aquino. The Canberra Times gave it 4/5, praising the director’s love for the genre and his inventiveness. The most common criticisms target the underdeveloped screenplay, the unexplained mechanics of the game, and a weak third act. Certain feminist critics, notably at the Edinburgh Film Festival, noted that the film’s implied feminist ambitions — announced by an opening scene in which the heroines tag « Fuck the patriarchy » on a wall — are undercut by a narrative that primarily shows women being brutalized. The film has no meaningful box-office data, its distribution having passed almost entirely through Shudder internationally and Factoris Films in France. No notable festival awards were recorded.

