Banksy Does New York est un documentaire américain réalisé par Chris Moukarbel, sorti en 2014. Il retrace la résidence d’un mois menée par l’artiste britannique Banksy en octobre 2013, durant laquelle celui-ci a dévoilé chaque jour une nouvelle œuvre dont l’emplacement était annoncé le matin même sur son compte Instagram. Le film s’appuie largement sur des contenus amateurs et les réseaux sociaux pour restituer l’effervescence urbaine suscitée par cette « chasse au trésor » artistique. Documentaire, culture urbaine et art de rue s’y croisent pour interroger la place du street art dans l’espace public new-yorkais.
Le documentaire suit le déroulement du projet « Better Out Than In », que Banksy a mené dans les cinq arrondissements de New York durant tout le mois d’octobre 2013. Chris Moukarbel retrace le parcours des œuvres créées en secret par l’artiste, du Lower East Side à Staten Island, en passant par Williamsburg et Willets Point, et explore la rapidité avec laquelle le public a réagi à chacune d’elles. Parmi les œuvres filmées et commentées figurent un sphinx en ciment, un camion transportant des animaux de ferme en marionnettes garé devant plusieurs boucheries et marchés de viande de la ville, des toiles vendues pour 60 dollars pièce durant une journée à Central Park avant d’être estimées à plusieurs centaines de milliers de dollars, ainsi que « The Banality of the Banality of Evil », représentant un homme déguisé en nazi assis paisiblement face à un paysage, œuvre ensuite redonnée à une boutique caritative. Le film mentionne aussi les tensions entre l’illégalité intrinsèque du geste graffiti et l’engouement immédiat du public et des collectionneurs.
Le documentaire a été conçu par Chris Moukarbel sans participation directe de Banksy lui-même, en s’appuyant sur des images amateurs, des captures de réseaux sociaux et des interviews de journalistes, critiques d’art et spécialistes du street art. Sa production est assurée par HBO, qui présente le film comme un compte-rendu détaillé, construit à partir de contenus générés par les internautes, du mois de folie provoqué par l’artiste mystérieux. Le film a été présenté en avant-première au Hamptons International Film Festival le 11 octobre 2014, avant d’être projeté à DOC NYC 2014 puis diffusé sur la chaîne HBO. Le projet original, « Better Out Than In », avait lui-même suscité une controverse locale en raison de ses pièces les plus politiques et avait reçu un accueil critique partagé, sans qu’aucune plainte officielle ne soit déposée auprès de la police malgré le caractère illégal des interventions. La date de sortie en salle en France n’est pas clairement documentée ; le film est essentiellement disponible en streaming.
L’accueil critique du documentaire a été partagé. Certains observateurs ont salué la tension entretenue par chaque nouvelle œuvre quotidienne et le plaisir de la traque qu’elle engendre, tout en pointant des défauts comme un montage trop tape-à-l’œil, une musique envahissante et des témoignages parfois agaçants. D’autres critiques ont souligné qu’il s’agissait d’un document consciencieux sur un événement resté en marge de l’establishment artistique malgré la notoriété de Banksy, ou ont apprécié le tumulte et l’inventivité restitués, à l’image de la ville elle-même. Le film est souvent comparé, en défaveur, à « Exit Through the Gift Shop » (2010), premier documentaire consacré à Banksy et mieux reçu par la critique. Sur IMDb, le film affiche une note de 7,2/10 ; il reste depuis disponible sur plusieurs plateformes de streaming, dont Netflix et Prime Video.
Banksy Does New York is a 2014 American documentary directed by Chris Moukarbel. It covers the elusive street artist’s one-month residency in October 2013, during which he unveiled a new work of art each day and announced its location via his Instagram account every morning. The film draws heavily on user-generated footage and social media to capture the citywide frenzy sparked by this artistic scavenger hunt. Documentary filmmaking, street culture and urban art intersect here to question the place of graffiti art within New York’s public space.
The documentary follows the course of « Better Out Than In, » Banksy’s project across all five New York boroughs throughout October 2013. Chris Moukarbel tracks the secretly created public works from the Lower East Side to Staten Island, Williamsburg to Willets Point, exploring the unprecedented speed of the public’s reaction. Among the pieces filmed and discussed are a cement sphinx, a truck carrying moving puppet farm animals parked outside various New York butchers and meat markets, paintings sold for one day in Central Park at $60 each before being valued at hundreds of thousands of dollars, and « The Banality of the Banality of Evil, » depicting a man dressed as a Nazi calmly seated before a landscape, later donated back to a charity shop. The film also touches on the tension between the inherent illegality of the graffiti gesture and the immediate enthusiasm of the public and collectors.
The documentary was made by Chris Moukarbel without Banksy’s direct involvement, relying instead on amateur footage, social media captures and interviews with journalists, art critics and street art specialists. Produced by HBO, the film is presented as a detailed account built from user-generated content, capturing the month of madness triggered by the mysterious artist. It premiered at the Hamptons International Film Festival on October 11, 2014, before screening at DOC NYC 2014 and airing on HBO. The original « Better Out Than In » project had itself stirred local controversy over its more politically charged pieces and received mixed critical reception, though no official complaints were filed with police despite the illegal nature of the interventions. No clearly documented French theatrical release date could be found; the film is mainly available through streaming platforms.
Critical reception of the documentary was mixed. Some reviewers praised the tension built by each day’s new piece and the thrill of the chase it created, while noting flaws such as flashy editing, an overly insistent score and often grating talking heads. Other critics called it a dutiful document of an event that remained on the periphery of the art-world establishment despite Banksy’s fame, or praised the noise, mayhem and ingenuity it captured, much like the city itself. The film is frequently compared unfavorably to « Exit Through the Gift Shop » (2010), Banksy’s earlier and better-received documentary. On IMDb it holds a 7.2/10 rating, and it remains available on several streaming platforms, including Netflix and Prime Video.
