Écrit, produit et réalisé par Andrew Niccol, Simone est une comédie satirique de science-fiction américaine sortie en France le 18 septembre 2002. Porté par Al Pacino dans un registre inhabituel teinté d’ironie, le film plonge dans les coulisses d’un Hollywood impitoyable. En imaginant un réalisateur sur le déclin qui substitue une actrice virtuelle à une star de chair et d’os, Niccol interroge avec mordant les illusions du vedettariat, la toute-puissance de l’image et la crédulité d’une société de spectacle avide de perfection.
Viktor Taransky est un réalisateur hollywoodien en perte de vitesse. Son actrice principale quitte le tournage, et son ex-femme Elaine, désormais à la tête du studio, met fin à son contrat. Un informaticien excentrique nommé Hank Aleno lui remet alors un logiciel capable de générer une actrice virtuelle d’un réalisme saisissant. Taransky l’utilise pour terminer son film en la faisant passer pour une comédienne réelle qu’il prénomme Simone. Le public et la presse s’emballent, et Simone devient une star mondiale. Mais le mensonge initial contraint Taransky à entretenir une illusion de plus en plus lourde, jusqu’à ce que la situation lui échappe complètement.
Andrew Niccol poursuit avec ce film une réflexion sur les dérives technologiques et les faux-semblants, déjà au cœur de Gattaca et de The Truman Show. Le projet est produit par New Line Cinema avec Danny DeVito parmi les producteurs exécutifs. Edward Lachman signe la photographie, cherchant à marier l’esthétique des grands studios hollywoodiens des années 1930 à une modernité clinique. Le tournage se déroule entièrement en Californie, des images de synthèse remplaçant les décors exotiques. Pour entretenir l’ambiguïté promotionnelle, le service de presse utilisa le pseudonyme Anna Green, laissant planer le doute sur la nature réelle de l’actrice. Niccol rencontre l’actrice Rachel Roberts sur ce tournage, et ils forment depuis un couple.
À sa sortie, Simone reçoit un accueil critique mitigé, avec 49 sur 100 sur Metacritic et 50 % sur Rotten Tomatoes. Pour un budget de 10 millions de dollars, le film ne récolte que 19,6 millions au niveau mondial, dont 9,7 millions aux États-Unis. Il ne figure pas parmi les récompenses majeures de l’année. Avec le recul, l’œuvre est régulièrement réévaluée à l’ère des deepfakes et de l’intelligence artificielle générative, Niccol ayant posé dès 2002 des questions sur la fabrication du désir collectif qui n’ont cessé de gagner en acuité.
Written, produced, and directed by Andrew Niccol, Simone is an American satirical science-fiction comedy released in the United States on August 23, 2002. Featuring Al Pacino in an unusually ironic register, the film immerses the viewer in the ruthless world of Hollywood. By imagining a fading director who replaces a flesh-and-blood star with a virtual actress, Niccol delivers a sharp-edged satire of celebrity culture, the omnipotence of the image, and a spectacle-hungry society's appetite for manufactured perfection.
Viktor Taransky is a washed-up Hollywood director whose lead actress walks off set mid-production. His ex-wife Elaine, now head of the studio, terminates his contract. At his lowest point, an eccentric computer engineer named Hank Aleno hands him revolutionary software capable of generating a photorealistic virtual actress. Taransky uses it to complete his film, passing the digital creation off as a real performer named Simone. The public and press fall instantly under her spell, and Simone becomes a global superstar. But the initial deception forces Taransky into an increasingly unwieldy performance of his own, maintaining an illusion that slowly spirals beyond his control.
Niccol continues here his sustained inquiry into technological excess and manufactured reality, themes central to Gattaca and The Truman Show. The project was produced by New Line Cinema, with Danny DeVito among the executive producers. Cinematographer Edward Lachman sought to blend the aesthetic of classic 1930s Hollywood studios with clinical modernity. The entire shoot took place in California, with digital compositing standing in for exotic locations. The publicity department used the pseudonym Anna Green during the promotional campaign, leaving audiences to wonder whether Simone was real. Niccol met actress Rachel Roberts during the shoot and the two have been a couple ever since.
Upon release, Simone garnered mixed critical reception, scoring 49 out of 100 on Metacritic and 50% on Rotten Tomatoes. Against a 10 million dollar budget, it earned just 19.6 million dollars worldwide, with only 9.7 million from the North American market. It received no notable awards recognition. In retrospect, the film is increasingly reassessed in the age of deepfakes and generative AI, Niccol having raised as early as 2002 questions about the fabrication of collective desire that have only grown more urgent with time.