Que ma volonté soit faite (Julia Kowalski - 2025)
Que ma volonté soit faite (Julia Kowalski - 2025)

Que ma volonté soit faite est un film franco-polonais réalisé par Julia Kowalski, présenté en 2025 à la Quinzaine des Cinéastes du Festival de Cannes avant une sortie en salles françaises le 3 décembre de la même année (l’ensemble des sources consultées situe le film en 2025, et non en 2026). Porté par Maria Wróbel et Roxane Mesquida, le film se déroule dans un village rural où une jeune femme voit s’éveiller un pouvoir incontrôlable lié à son désir. Mêlant drame social et épouvante organique, l’œuvre interroge le poids du regard patriarcal et religieux sur le corps féminin.

Nawojka vit avec son père et ses frères dans la ferme familiale, au sein d’un village rural marqué par une foi rigide et une stricte surveillance des mœurs. Elle dissimule un secret terrible : un pouvoir monstrueux, qu’elle pense avoir hérité de sa mère défunte, s’éveille en elle chaque fois qu’elle ressent du désir. Cette force qu’elle ne contrôle pas la pousse à réprimer ses émotions et à vivre dans la peur constante d’être découverte. Tout bascule lorsque Sandra, une femme libre et sulfureuse originaire du village, y fait son retour. Fascinée par cette présence qui détonne dans un environnement dominé par les hommes et la religion, Nawojka voit ses pulsions et son pouvoir lui échapper de plus en plus, sans qu’elle ne puisse plus les maîtriser. Le film suit la bascule progressive de la jeune femme entre émancipation et perte de contrôle, dans un huis clos rural où la différence est perçue comme une menace.

Que ma volonté soit faite marque le retour de la réalisatrice franco-polonaise Julia Kowalski au long métrage, dix ans après son premier film, Crache cœur, présenté à l’ACID lors du Festival de Cannes 2016. Entre les deux, elle réalise le moyen métrage J’ai vu le visage du diable, sélectionné à la Quinzaine des Cinéastes en 2023 et récompensé du Prix Jean Vigo, du Grand Prix national au festival de Clermont-Ferrand et du Prix CINÉ+ à Brive, posant déjà les bases thématiques de son nouveau long métrage. Pour ce projet, coproduit par la France et la Pologne via les sociétés Grande Ourse Films et Venin Films, la cinéaste retravaille avec l’actrice Maria Wróbel, déjà présente dans son moyen métrage précédent. Le film assume un mélange des genres revendiqué, conjuguant le drame rural à une dimension fantastique et horrifique organique, que plusieurs observateurs rapprochent de références telles que Carrie ou L’Exorciste, tout en les ancrant dans la campagne française et polonaise contemporaine.

Que ma volonté soit faite est présenté en première mondiale à la Quinzaine des Cinéastes du Festival de Cannes 2025, où il suscite des réactions contrastées : certains spectateurs et critiques saluent l’originalité de la proposition et son malaise organique assumé, tandis que d’autres jugent le film confus, lent et trop verbeux au regard de ses ambitions. Le film recueille une note moyenne d’environ 5,6 à 5,8 sur 10 sur les plateformes communautaires, reflet de cet accueil partagé. Sa sortie en salles françaises a lieu le 3 décembre 2025, sous une distribution réduite caractéristique des films d’auteur de genre. Bien qu’il ne se voie attribuer aucun prix officiel à Cannes, le film s’inscrit dans le sillage des nouvelles réalisatrices françaises de cinéma de genre, à la suite de Julia Ducournau, et confirme la singularité du regard de Julia Kowalski sur les thèmes du désir féminin et de la surveillance patriarcale, deux ans après les récompenses obtenues pour son moyen métrage précédent.

Que ma volonté soit faite (internationally released as Her Will Be Done) is a French-Polish film directed by Julia Kowalski, which premiered in 2025 at the Directors' Fortnight of the Cannes Film Festival before its French theatrical release on December 3 of that same year (all consulted sources place the film in 2025, not 2026). Starring Maria Wróbel and Roxane Mesquida, the film is set in a rural village where a young woman discovers an uncontrollable power tied to her desire. Blending social drama with visceral horror, the film examines the weight of patriarchal and religious scrutiny on the female body.

Nawojka lives with her father and brothers on the family farm, in a rural village marked by rigid faith and strict moral surveillance. She hides a terrible secret: a monstrous power, which she believes she inherited from her late mother, awakens within her whenever she feels desire. This force, which she cannot control, pushes her to repress her emotions and live in constant fear of being discovered. Everything changes when Sandra, a free-spirited and provocative woman originally from the village, returns. Fascinated by a presence that stands out in an environment dominated by men and religion, Nawojka finds her impulses and her power increasingly slipping beyond her control. The film follows the young woman's gradual shift between emancipation and loss of control, within a rural, closed-off world where difference is perceived as a threat.

Que ma volonté soit faite marks the return to feature filmmaking of French-Polish director Julia Kowalski, ten years after her debut film, Crache cœur, presented at ACID during the 2016 Cannes Film Festival. In between, she directed the medium-length film J'ai vu le visage du diable, selected at the 2023 Directors' Fortnight and awarded the Prix Jean Vigo, the Grand Prix National at the Clermont-Ferrand festival, and the Prix CINÉ+ in Brive, which already laid the thematic groundwork for her new feature. For this project, co-produced by France and Poland through the companies Grande Ourse Films and Venin Films, the filmmaker again worked with actress Maria Wróbel, already featured in her previous medium-length film. The film embraces a deliberate genre-blending approach, combining rural drama with an organic fantastical and horror dimension, which several observers have compared to references such as Carrie or The Exorcist, while grounding it in the contemporary French and Polish countryside.

Que ma volonté soit faite had its world premiere at the Directors' Fortnight of the 2025 Cannes Film Festival, where it drew mixed reactions: some viewers and critics praised the originality of its proposal and its deliberate organic unease, while others found the film confusing, slow, and overly verbose relative to its ambitions. The film holds an average audience score of roughly 5.6 to 5.8 out of 10 on community platforms, reflecting this divided reception. Its French theatrical release took place on December 3, 2025, under the limited distribution typical of auteur genre films. Although it received no official award at Cannes, the film fits within the wave of new French female genre filmmakers following in the footsteps of Julia Ducournau, and confirms the distinctiveness of Julia Kowalski's perspective on themes of female desire and patriarchal surveillance, two years after her previous medium-length film earned its own accolades.