#002 - Becky & The Wrath of Becky
#002 - Becky & The Wrath of Becky

Un double bill, c’est l’art d’associer deux films pour créer une expérience de visionnage cohérente et progressive — une soirée avec un début, un milieu et une fin émotionnelle. Ce soir, le programme réunit Becky (2020), thriller d’action home invasion signé Jonathan Milott et Cary Murnion, et sa suite The Wrath of Becky (2023), réalisée par Matt Angel et Suzanne Coote. Dans les deux films, Lulu Wilson incarne Becky, adolescente traumatisée transformée en machine à vengeance contre des groupuscules néo-nazis et fascistes.

Le premier pose les bases avec une tension réaliste et viscérale ; le second monte en puissance avec un ton plus comique et cathartique. Ensemble, ils forment un diptyque de revenge movie américain parfaitement calibré pour une soirée de genre assumée — à dévorer avec une montagne de nachos garnis, au rythme des explosions de gore et des répliques cinglantes.

Becky

Becky a treize ans, une rage intérieure difficile à contenir et un deuil impossible à faire depuis la mort de sa mère. Son père Jeff, dans l’espoir de renouer avec elle, l’emmène passer un week-end dans la maison de lac familiale. Mais il a aussi invité sa nouvelle petite amie Kayla et son jeune fils Ty — une surprise qui met Becky hors d’elle. Pendant qu’elle se réfugie seule dans les bois avec son chien Diego, un groupe de néo-nazis menés par le redoutable Dominick s’évade de prison et prend d’assaut la propriété, à la recherche d’une mystérieuse clé en forme de valknut dissimulée sur place.

Ce qui commence comme un thriller de home invasion bascule rapidement en survival brutal lorsque Becky, seule et retranchée dans son fort de bois, décide de riposter. Armée de crayons de couleur, d’une règle taillée en pointe et de tout ce qu’elle trouve, elle mène une guérilla sauvage contre des adultes armés et dangereux. Becky joue sur le décalage entre la fragilité apparente de son héroïne et la violence extrême qu’elle est capable d’infliger, dans un registre gore et tendu qui évoque autant Home Alone que Green Room.

  • Réalisation : Jonathan Milott & Cary Murnion
  • Scénario : Nick Morris, Lane Skye, Ruckus Skye
  • Genre : Action, thriller, home invasion, gore
  • Pays d’origine : États-Unis
  • Langue : Anglais
  • Durée : 93 minutes
  • Lulu Wilson interprète Becky, adolescente en deuil transformée en guerrière impitoyable
  • Kevin James interprète Dominick, chef néo-nazi évadé de prison — contre-emploi marquant pour l’acteur comique
  • Joel McHale interprète Jeff, le père de Becky

The Wrath of Becky

Deux ans ont passé depuis les événements du lac. Becky, seize ans, vit en marge de la société, enchaîne les familles d’accueil dont elle s’échappe aussitôt, et travaille comme serveuse dans un diner paumé. Elle a trouvé un semblant d’équilibre auprès d’Elena, une femme âgée et solitaire qui l’a recueillie sans poser de questions, et de son chien Diego — seul lien affectif qui lui reste vraiment. Mais quand trois membres d’un groupe extrémiste appelé les Noble Men font irruption chez elles, tuent Elena et volent Diego, Becky bascule à nouveau dans la violence.

Cette fois, l’ennemi est plus organisé : les Noble Men préparent un attentat politique sous couvert d’un rassemblement en ville, dirigés par Darryl Jr., chef charismatique et imprévisible. The Wrath of Becky conserve le gore et la brutalité du premier film mais y injecte une dose assumée d’humour noir et de second degré, s’inspirant ouvertement de Kick-Ass et de l’énergie d’Edgar Wright. Le résultat est un revenge movie plus léger dans le ton mais plus ambitieux dans ses cibles politiques, qui confirme Lulu Wilson comme figure incontournable du cinéma de genre américain indépendant.

  • Réalisation : Matt Angel & Suzanne Coote
  • Scénario : Matt Angel & Suzanne Coote
  • Genre : Action, thriller, comédie noire, gore
  • Pays d’origine : États-Unis
  • Langue : Anglais
  • Durée : 84 minutes
  • Date de sortie : disponible en VOD (pas de sortie cinéma en France identifiée)
  • Lulu Wilson reprend le rôle de Becky, ici plus mature et également productrice exécutive
  • Seann William Scott interprète Darryl Jr., chef des Noble Men — contre-emploi inattendu pour l’acteur de comédie
  • Denise Burse interprète Elena, la figure maternelle de substitution

Keet Shen

Pour ce double bill sans pitié, misez sur des nachos garnis généreux, prêts à être rechargés entre les deux films. Avant le lancement de Becky, disposez les chips de maïs en couche épaisse sur une plaque, recouvrez de fromage râpé et enfournez jusqu’à ce que ça gratine. Posez au centre un bol de guacamole frais — avocat écrasé, citron vert, coriandre, une pincée de sel — et une salsa bien relevée pour ceux qui aiment que ça pique. Les jalapeños marinés se picorent en continu, un par un, entre deux scènes de chaos.

À la fin de Becky, profitez de la pause pour recharger la plaque et sortir quelques dips supplémentaires. Le croustillant des chips répond parfaitement au bruit de fond des deux films — et franchement, il y a quelque chose d’assez jouissif à croquer bruyamment pendant que Becky règle ses comptes. Pas besoin d’assiette, pas besoin de couverts : les mains dans le plat, c’est l’esprit de la soirée.

FAQ

  • Qu’est-ce qu’un double bill ? Un double bill consiste à regarder deux films à la suite lors d’une même soirée, choisis pour leur cohérence thématique, de ton ou de genre. Le concept vient des anciennes salles de cinéma qui projetaient deux longs-métrages pour le prix d’une place. Ici, Becky et The Wrath of Becky forment un diptyque naturel : même personnage, même univers, progression narrative continue.
  • Où voir Becky et The Wrath of Becky en streaming ? Les disponibilités en streaming varient selon les plateformes et les territoires. Pour connaître où regarder Becky et The Wrath of Becky en France au moment de votre soirée, consultez JustWatch (justwatch.com) qui référence en temps réel les offres de location, d’achat et d’abonnement disponibles.
  • Becky et The Wrath of Becky sont-ils adaptés aux enfants ? Non. Les deux films sont classés R aux États-Unis pour violence gore intense, langage cru et images choquantes. Ils s’adressent exclusivement à un public adulte averti, fan de cinéma de genre. Malgré la jeunesse de l’héroïne, le contenu est résolument déconseillé aux mineurs.
  • Faut-il avoir vu d’autres films pour apprécier ce double bill ? Non — Becky se suffit à lui-même comme point d’entrée. En revanche, il est indispensable de voir Becky avant The Wrath of Becky : le second film suppose une connaissance du passé de l’héroïne et de ses motivations. Aucune autre saga ou franchise n’est nécessaire pour profiter pleinement de la soirée.