Easy A (Will Gluck - 2010)
Easy A (Will Gluck - 2010)

Easy A (titre français : Easy Girl) est une comédie romantique américaine réalisée par Will Gluck, sortie le 17 septembre 2010 aux États-Unis et distribuée en France par Sony Pictures sous le label Screen Gems. Le film n’a pas bénéficié d’une large sortie en salles en France. Scénarisé par Bert V. Royal et librement inspiré du roman de Nathaniel Hawthorne La Lettre écarlate (1850), il suit une lycéenne californienne dont un mensonge anodin dégénère en scandale scolaire généralisé. À travers son héroïne, Easy A interroge avec esprit les thèmes de la réputation, du regard des autres, de la morale religieuse et de la construction de soi à l’adolescence.

Olive Penderghast est une lycéenne de dix-sept ans, intelligente et invisible, qui mène une existence tranquille à Ojai, Californie. Pour éviter un week-end de camping avec son amie Rhiannon et les parents hippies de celle-ci, elle invente un rendez-vous galant. Rattrapée par le mensonge, elle prétend avoir couché avec un garçon imaginaire — conversation surprise par Marianne, une camarade évangélique rigide qui répand aussitôt la rumeur. La réputation sulfureuse qui s’ensuit vaut à Olive une visibilité nouvelle, qu’elle choisit d’assumer et même d’amplifier. Elle accepte de feindre des aventures sexuelles au profit de garçons souhaitant améliorer leur statut social, en échange de cartes-cadeaux. Mais la spirale des mensonges emporte tout sur son passage — amitié, crédibilité, intégrité — et Olive finit par prendre conscience que seule la vérité, rendue publique via une diffusion en direct sur Internet, peut lui rendre ce qu’elle a perdu.

Bert V. Royal écrivit l’essentiel du scénario de Easy A en cinq jours, à l’exception des dix dernières pages. Le script puise explicitement dans l’héritage des comédies lycéennes de John Hughes — avec des références appuyées au Breakfast Club, à La Folle Journée de Ferris Bueller et à Sixteen Candles — tout en les actualisant à l’ère des réseaux sociaux, des webcams et des textos. L’intégralité de Easy A fut tournée durant l’été 2009 à Ojai, Californie, sans aucun décor artificiel : les maisons appartiennent à de vrais résidents de la ville et le lycée est le Nordhoff High School. Will Gluck, venu de la télévision, imprime au film un rythme vif et un sens aigu de la réplique. Emma Stone, dont l’audition consistait précisément en la scène d’ouverture face à la webcam, improvisa plusieurs réparties restées dans la version finale, dont une pique sur les séries adolescentes. La bande originale, publiée par Madison Gate Records, réunit des titres de Natasha Bedingfield, Jessie J et Lenka.

Easy A fut présenté en première mondiale au Festival International du Film de Toronto le 11 septembre 2010, avant de sortir en salles américaines six jours plus tard. Il engrangea 17,7 millions de dollars lors de son week-end d’ouverture, pour un total mondial de 75 millions contre un budget de seulement 8 millions. Sur Rotten Tomatoes, il obtient 84 % de critiques favorables, avec un consensus saluant l’écriture incisive et la performance irrésistible de Stone. Roger Ebert lui accorda trois étoiles et demie sur quatre, affirmant qu’il faisait de Stone une star. Emma Stone reçut une nomination aux Golden Globes 2011 dans la catégorie Meilleure actrice dans une comédie ou une comédie musicale, et le film remporta le Critics’ Choice Award de la meilleure comédie. Au total, Easy A récolta 9 victoires et 22 nominations. Le film est régulièrement cité comme l’une des meilleures comédies lycéennes de la décennie et constitue le premier grand rôle solo de Stone, dont il lança durablement la carrière.

Easy A is an American teen romantic comedy directed by Will Gluck, released on September 17, 2010 in the United States and distributed in France by Sony Pictures under the Screen Gems label. The film did not receive a wide theatrical release in France. Written by Bert V. Royal and loosely inspired by Nathaniel Hawthorne's 1850 novel The Scarlet Letter, it follows a Californian high schooler whose harmless lie spirals into a school-wide scandal. Through its heroine, Easy A wittily explores themes of reputation, social judgment, religious morality, and the construction of identity during adolescence.

Olive Penderghast is a seventeen-year-old high school student — bright, invisible, and content with her quiet life in Ojai, California. To avoid a camping weekend with her friend Rhiannon and her hippie parents, she invents a fictional date. Cornered by follow-up questions, she claims to have slept with an imaginary college boy — a conversation overheard by Marianne, a rigid evangelical classmate who promptly spreads the rumor. The scandalous reputation that follows grants Olive an unexpected visibility that she chooses to own and amplify. She agrees to fake sexual encounters on behalf of socially disadvantaged classmates in exchange for gift cards. But the spiral of lies engulfs everything in its path — friendship, credibility, integrity — and Olive eventually realizes that only the truth, broadcast publicly via a live webcast, can restore what she has lost.

Bert V. Royal wrote most of the screenplay in five days, with the exception of the final ten pages. The Easy A's script draws explicitly from the legacy of John Hughes' teen comedies — with deliberate nods to The Breakfast Club, Ferris Bueller's Day Off, and Sixteen Candles — while updating them for the era of social media, webcams, and text messages. The entire film was shot in the summer of 2009 in Ojai, California, without a single constructed set: the houses belong to real residents of the town and the high school is the actual Nordhoff High School. Will Gluck, coming from television, brings a sharp pace and a keen ear for dialogue. Emma Stone, whose audition consisted of the opening webcam scene, improvised several lines that made it into the final cut, including a jab at teen drama series. The soundtrack, released by Madison Gate Records, features tracks from Natasha Bedingfield, Jessie J, and Lenka.

Easy A had its world premiere at the Toronto International Film Festival on September 11, 2010, before opening in US theaters six days later. It grossed $17.7 million in its opening weekend, going on to earn $75 million worldwide against an $8 million budget. On Rotten Tomatoes, it holds 84% positive reviews, with a critical consensus praising its sharp writing and Stone's irresistible performance. Roger Ebert awarded it three and a half out of four stars, declaring it made Stone a star. Stone received a Golden Globe nomination for Best Actress in a Comedy or Musical, and the film won the Critics' Choice Award for Best Comedy. In total, Easy A earned 9 wins and 22 nominations. The film is regularly cited as one of the best high school comedies of the decade and represents Stone's first major solo starring role, decisively launching her career.