Yummy est une comédie horrifique belge réalisée par Lars Damoiseaux, sortie en décembre 2019 en Belgique et disponible en France depuis octobre 2020 en VOD. Premier long métrage du réalisateur flamand, également coscénariste aux côtés d’Eveline Hagenbeek, le film a l’ambition revendiquée d’être le tout premier film de zombie made in Belgium. L’histoire se déroule dans une clinique de chirurgie esthétique d’Europe de l’Est où un couple belge accompagne la mère de la jeune femme pour une série d’interventions.
La découverte d’un cobaye d’expérience dans une aile abandonnée déclenche rapidement une épidémie incontrôlable. Derrière son dispositif gore et ses situations volontiers absurdes, Yummy propose une satire acide du culte du corps et de la chirurgie esthétique, portée par un casting qui réunit comédiens flamands et wallons.
Résumé
Alison et son petit ami Michael se rendent dans une clinique de chirurgie esthétique quelque part en Europe de l’Est, attirés par des tarifs particulièrement attractifs. Alison souhaite une réduction mammaire ; sa mère Sylvia, qui les accompagne, est venue pour un lifting. Michael, mal à l’aise dans cet environnement médical, erre dans les couloirs de l’établissement lorsqu’il tombe sur une aile désaffectée. Il y découvre une jeune femme bâillonnée et attachée à une table d’opération — cobaye d’un traitement expérimental de rajeunissement dont les résultats se révèlent catastrophiques. Sa libération va déclencher une contamination foudroyante qui se propage à l’ensemble de la clinique.
En quelques minutes, le personnel et les patients se transforment en créatures agressives et particulièrement tenaces. Alison, Michael et une poignée de survivants — parmi lesquels Daniel, un patient aussi excentrique qu’imprévisible, et Janja, une infirmière qui connaît les lieux — vont devoir se frayer un chemin à travers des couloirs rapidement envahis pour tenter de rejoindre une sortie.
Yummy emprunte les codes classiques du film de zombie en huis clos — la contamination rapide, le groupe hétéroclite de survivants, l’escalade gore — tout en les ancrant dans un cadre satirique assumé. La clinique de chirurgie esthétique, avec ses promesses de transformation corporelle et ses pratiques douteuses, fonctionne comme un décor idéal pour une comédie horrifique qui joue sur le rapport au corps, à l’apparence et à la quête de perfection physique. Le ton oscille en permanence entre l’humour noir et les séquences de violence graphique, dans la tradition du genre série B revendiquée par le film.
Fiche technique
- Réalisation : Lars Damoiseaux
- Scénario : Lars Damoiseaux & Eveline Hagenbeek
- Genre : Comédie horrifique, zombie, gore
- Pays d’origine : Belgique
- Langue : néerlandais / anglais
- Durée : 88 minutes
- Date de sortie : 19 octobre 2020
Casting
- Maaike Neuville : Alison dans Yummy, la jeune femme venue pour une intervention esthétique qui se retrouve au cœur de la crise zombie. Comédienne flamande révélée par Zagros, Grand Prix du Festival de Gand 2017.
- Bart Hollanders : Michael, le petit ami d’Alison, personnage central dont la découverte malencontreuse déclenche l’épidémie.
- Benjamin Ramon : Daniel, un patient excentrique et imprévisible qui accompagne le groupe de survivants tout au long du film.
- Clara Cleymans : Janja, une infirmière de la clinique qui devient une alliée précieuse pour les protagonistes.
- Annick Christiaens : Sylvia, la mère d’Alison, venue pour un lifting et embarquée malgré elle dans le chaos.
- Eric Godon : le Dr. K, figure médicale de l’établissement au cœur des expérimentations douteuses.

Autour du film
Le scénario de Yummy a une genèse particulièrement longue : Lars Damoiseaux et Eveline Hagenbeek commencent à l’écrire en novembre 2010, soit près de huit ans avant le début du tournage. Pour Damoiseaux, jusqu’alors actif exclusivement dans le court métrage, Yummy constitue le passage au long métrage, un saut que la production belge A Team Productions — connue pour des titres comme Image, Black ou Patser — et la société 10.80 Films de Nabil Ben Yadir ont accepté de financer. Le tournage, d’une durée de 33 jours, se déroule fin 2018 entre Maaseik et Namur, réunissant sur un même plateau des comédiens issus des deux communautés linguistiques du pays.
Yummy revendique le statut de premier film de zombie belge — et plus précisément flamand. Dans un paysage cinématographique national peu habitué au genre horrifique, le projet fait figure d’OVNI assumé. Damoiseaux le présente lui-même comme « une histoire d’amour amusante, doublée d’une critique sur l’univers de la chirurgie, dans un décor d’horreur complètement démesuré ». La clinique d’Europe de l’Est, décor central du film, est entièrement reconstituée en Belgique, ce qui confère à l’ensemble une atmosphère de série B volontairement kitsch et efficace.
Distribué en Belgique par KFD (Kinepolis Film Distribution) à sa sortie en décembre 2019, le film passe relativement inaperçu en salle mais trouve son public en VOD, notamment en France où il est disponible depuis octobre 2020 via Factoris Films, ainsi que sur plusieurs plateformes de streaming. Il obtient 69 % sur Rotten Tomatoes et 5,9/10 sur IMDb, des scores qui reflètent un accueil correct dans les cercles amateurs du genre, sans percée grand public.
FAQ
- Où voir Yummy en streaming ? Yummy est disponible en France en VOD sur plusieurs plateformes dont Canal VOD, Rakuten TV et Orange. Il est également accessible gratuitement sur Free Ciné. Pour vérifier les disponibilités actuelles selon les plateformes, il est recommandé de consulter JustWatch.
- Yummy est-il adapté à tous les publics ? Non. Yummy est classé déconseillé aux moins de 12 ans et s’adresse avant tout aux amateurs de cinéma d’horreur et de comédie gore. Le film contient de nombreuses scènes de violence graphique, d’hémoglobine et de body horror assumés. Il n’est pas adapté à un jeune public ni aux personnes sensibles à ce type de contenu.
- Yummy est-il vraiment le premier film de zombie belge ? C’est la revendication portée par l’équipe du film et reprise par la presse spécialisée belge à sa sortie. Yummy est présenté comme le premier long métrage de zombie produit en Belgique, une distinction qui tient autant de l’anecdote promotionnelle que d’un constat factuel sur la rareté du genre dans le cinéma belge. Aucune production antérieure comparable n’a été identifiée pour contester cette affirmation.
