Good Luck Have Fun Don't Die
Good Luck Have Fun Don't Die (Gore Verbinski)

Réalisé par Gore Verbinski et écrit par Matthew Robinson, Good Luck, Have Fun, Don’t Die est une comédie de science-fiction américaine sortie aux États-Unis le 13 février 2026, distribuée par Briarcliff Entertainment. Le film réunit Sam Rockwell, Haley Lu Richardson, Michael Peña, Zazie Beetz et Juno Temple dans une aventure nocturne déjantée : un homme venu du futur débarque dans un diner de Los Angeles pour recruter des clients ordinaires et empêcher une intelligence artificielle de déclencher une singularité technologique apocalyptique.

Derrière sa mécanique de comédie loufoque et son rythme effréné, le film explore des thèmes plus sombres — addiction aux écrans, virtualisation du réel, menaces existentielles liées à l’IA — avec une tonalité qui rappelle autant le film de genre que la satire sociale. Présenté en avant-première mondiale au Fantastic Fest 2025, le film marque le retour très remarqué de Verbinski à la comédie d’action.

Résumé

À 22h10, un homme fait irruption dans un Norms diner de Los Angeles. Il affirme venir du futur et cherche à constituer un groupe de volontaires capables, selon lui, de sauver le monde. C’est sa 117ème tentative.

Dans Good Luck, Have Fun, Don’t Die, il enrôle Scott, Bob, Marie, Mark et Janet — un couple d’enseignants — ainsi que Susan et Ingrid, une jeune femme allergique aux appareils électroniques et au Wi-Fi. La nuit qui suit est une course-poursuite chaotique à travers Los Angeles, ponctuée de flashbacks révélant les histoires personnelles des protagonistes : Janet et Mark, débordés par des élèves hypnotisés par leurs téléphones ; Susan, endeuillée, qui a fait appel à un clone de son fils puis à un simulacre numérique ; Ingrid, dont le compagnon s’est laissé absorber par la réalité virtuelle.

L’objectif du voyageur temporel : retrouver un garçon de neuf ans, créateur de l’IA qui déclenchera la singularité, et installer un protocole de sécurité sur son système avant qu’il ne soit trop tard. Mais le groupe découvrira que l’IA, capable d’anticipation et de manipulation, a peut-être déjà une longueur d’avance.

Le film fonctionne comme une variation sur la boucle temporelle, traversée par une interrogation sur notre rapport collectif à la technologie et sur ce qu’il reste d’humain dans un monde saturé d’écrans.

Fiche technique

  • Réalisation : Gore Verbinski
  • Scénario : Matthew Robinson
  • Genre : Science-fiction, comédie
  • Pays d’origine : États-Unis
  • Langue : Anglais
  • Durée : 134 minutes
  • Date de sortie : 15 avril 2026

Casting

  • Sam Rockwell : l’homme venu du futur dans Good Luck, Have Fun, Don’t Die, personnage sans nom dont le charisme et l’énergie portent tout le film.
  • Haley Lu Richardson : Ingrid, jeune femme allergique aux appareils électroniques, dont le rôle s’avère central dans le dénouement.
  • Michael Peña : Mark, enseignant embarqué malgré lui dans la mission, accompagné de sa compagne Janet.
  • Zazie Beetz : Janet, co-enseignante de Mark, qui affronte avec lui des élèves zombifiés par leurs téléphones.
  • Juno Temple : Susan, mère en deuil qui a cherché à retrouver son fils disparu à travers des substituts numériques.

Autour du film

Le scénario de Matthew Robinson est né d’un projet de pilote télévisé, Don’t Trust Anyone Under 30, centré sur les difficultés d’un étudiant en lettres à se connecter à ses pairs autour des livres. Faute de matière suffisante pour une série, Robinson a reconfiguré son concept autour d’un voyageur temporel et enrichi le récit de saynètes. Ce qui a précipité le passage à la production : la montée en puissance de l’intelligence artificielle dans l’actualité. Les producteurs ont craint que le film ne perde sa pertinence culturelle s’il tardait trop à voir le jour.

Le projet a été soumis à Verbinski par le producteur Erwin Stoff après que plusieurs autres réalisateurs n’avaient pas convenu. Verbinski a accepté avec enthousiasme. C’est l’association avec sa collaboratrice habituelle Denise Chamian qui a permis de sécuriser le casting, Sam Rockwell en tête, convaincant ensuite Constantin Film de financer intégralement le budget de 20 millions de dollars. Pour la musique, Geoff Zanelli — qui avait fourni des compositions additionnelles sur les Pirates des Caraïbes — signe ici pour la première fois la totalité d’une partition pour Verbinski.

Good Luck, Have Fun, Don’t Die a été présenté en avant-première mondiale au Fantastic Fest le 28 septembre 2025, puis en gala spécial à la 76e Berlinale en février 2026. Sur Rotten Tomatoes, il recueille 83 % d’avis positifs (206 critiques), saluant le retour en forme de Verbinski et la performance de Sam Rockwell. Metacritic lui attribue un score de 67/100 (27 critiques). Au box-office, le film a rapporté 9,3 millions de dollars dans le monde pour un budget de 20 millions.

FAQ

  • Où voir Good Luck, Have Fun, Don’t Die en France ? Le film est sorti aux États-Unis le 13 février 2026, mais aucune date de sortie française n’a été annoncée officiellement à ce jour. Il est conseillé de surveiller les annonces de distribution et les plateformes de VOD pour sa disponibilité en France.
  • Quel est le message du film sur l’intelligence artificielle ? Good Luck, Have Fun, Don’t Die utilise la menace d’une IA incontrôlable comme prétexte à une réflexion plus large sur notre dépendance aux écrans et à la réalité virtuelle. Le film suggère, sur le mode de la comédie, que la vraie menace n’est pas tant l’IA elle-même que notre propension collective à déléguer notre existence au numérique.
  • Quel est le lien entre Good Luck, Have Fun, Don’t Die et les films précédents de Gore Verbinski ? Gore Verbinski est connu pour des productions à grand spectacle comme Pirates des Caraïbes ou Rango. Ce film marque un retour à une échelle plus modeste (20 millions de budget) mais à une inventivité formelle saluée par la critique, avec des comparaisons évoquant Everything Everywhere All at Once pour l’ambition conceptuelle et l’humour déstabilisant.