Sorti en décembre 2023, Baghead est un film d’horreur britannico-germano-américain réalisé par Alberto Corredor, cinéaste espagnol révélé par un court métrage éponyme en 2017. Produit par StudioCanal et Studio Babelsberg, le long métrage prend pour cadre un vieux pub délabré de Berlin, hérité par une jeune femme de son père défunt.
Dans ce huis clos gothique et oppressant, elle découvre l’existence d’une entité surnaturelle tapie dans la cave — Baghead — capable de prendre l’apparence des morts pour permettre aux vivants de leur parler, mais à un prix. À travers ce film d’horreur surnaturel, Alberto Corredor explore des thématiques liées au deuil, à la manipulation et aux dangers de vouloir communiquer avec les disparus. Disponible en streaming sur Shudder aux États-Unis depuis juin 2024, Baghead réunit au casting Freya Allan, Peter Mullan, Jeremy Irvine et Anne Müller.
Résumé
Baghead s’ouvre sur Owen Lark, propriétaire d’un vieux pub londonien établi à Berlin, le Queen’s Head. Après avoir renvoyé un visiteur insistant prénommé Neil, Owen enregistre une vidéo avertissant les futurs propriétaires de l’existence d’une créature dans la cave, puis descend affronter cette entité et périt dans les flammes.
Sa fille Iris, qu’il avait abandonnée des années plus tôt, hérite légalement de l’établissement. Neil lui propose alors une somme d’argent en échange d’une visite au sous-sol, où réside Baghead : une entité surnaturelle et métamorphe capable de prendre l’apparence des défunts pour permettre aux vivants de leur parler, mais dans une limite stricte de deux minutes. Iris, qui découvre qu’en tant que propriétaire elle peut commander à la créature, accepte. La rencontre tourne mal : Baghead prend la forme de la mère de Neil plutôt que celle de sa femme décédée, et l’attaque.
Accompagnée de son amie Katie, Iris entreprend de percer les secrets du pub et de ses anciens propriétaires. Elle apprend peu à peu que Baghead est en réalité l’esprit vengeur d’une jeune sorcière brûlée vive il y a quatre siècles par une confrérie secrète, puis scellée dans un tombeau souterrain pour être utilisée comme outil par ses geôliers. Depuis lors, seul le propriétaire du pub peut la contenir.
Au fil de ce film d’horreur gothique, la tension monte à mesure que les motivations de Neil se révèlent troubles et que Baghead semble tirer les ficelles bien au-delà de ce que laissent supposer ses apparences. Baghead construit son atmosphère sur un huis clos claustrophobe, mêlant légende folklorique, deuil impossible et manipulation, dans un univers visuel sombre et dépouillé caractéristique du cinéma d’horreur surnaturel européen.
Fiche technique
- Réalisation : Alberto Corredor
- Scénario : Christina Pamies, Bryce McGuire, Lorcan Reilly
- Genre : horreur, thriller surnaturel
- Pays d’origine : Royaume-Uni, Allemagne, États-Unis
- Langue : anglais
- Durée : 94 minutes
- Date de sortie : 30 avril 2024 (France, VOD)
Casting
- Freya Allan : Iris Lark, la jeune protagoniste qui hérite du pub et se retrouve liée malgré elle à l’entité Baghead.
- Peter Mullan : Owen Lark, le père défunt d’Iris, dont la présence hante le récit dès les premières scènes.
- Anne Müller prête son corps et son visage à Baghead, la créature métamorphe au cœur du film.
- Jeremy Irvine : Neil, un homme en deuil dont les intentions à l’égard de Baghead se révèlent progressivement ambiguës.
- Ruby Barker : Katie, la meilleure amie d’Iris, qui l’accompagne dans ses investigations autour du pub et de ses secrets.
Autour du film
Baghead trouve son origine dans un court métrage éponyme réalisé par Alberto Corredor en 2017, coécrit avec Lorcan Reilly. Ce format court, qui avait fait le tour des festivals internationaux, posait déjà les bases de l’univers : une entité capable de prendre l’apparence des morts, accessible moyennant un prix. Pour l’adaptation en long métrage, Corredor s’est adjoint les scénaristes Christina Pamies et Bryce McGuire afin d’étoffer la mythologie de la créature et de développer les personnages. Cette trajectoire — du court au long — est une tendance observable dans le cinéma de genre récent, que l’on retrouve également dans Night Swim (2024), autre film d’horreur issu d’un court métrage.
Le film a été tourné en grande partie en Allemagne, avec Studio Babelsberg comme partenaire de production, l’un des plus anciens studios de cinéma du monde. Le choix de Berlin comme cadre géographique a toutefois suscité des remarques de la part de certains critiques, qui ont souligné l’étrangeté d’un pub à l’enseigne anglaise, tenu par un personnage écossais, installé dans la capitale allemande, sans que le scénario n’en fournisse d’explication convaincante.
À sa sortie, Baghead recueille 31 % de critiques favorables sur Rotten Tomatoes, sur la base de 32 avis. Plusieurs critiques ont relevé des similitudes de premise avec le film australien Talk to Me (2022), autour duquel la comparaison est devenue récurrente, bien que Baghead soit issu d’un court métrage antérieur à ce dernier. Le film est interdit aux moins de 12 ans en France lors de sa diffusion en VOD et à la télévision.
FAQ
- Où voir Baghead en streaming ? En France, Baghead est disponible en VOD depuis le 30 avril 2024, sur les principales plateformes de location et d’achat numérique. Aux États-Unis, le film est accessible sur Shudder depuis juin 2024. Il est conseillé de vérifier la disponibilité sur les plateformes françaises, celle-ci pouvant évoluer.
- À partir de quel âge Baghead est-il recommandé ? En France, Baghead est officiellement interdit aux moins de 12 ans lors de sa diffusion en VOD et à la télévision. Le film contient des scènes de violence, une atmosphère oppressante et des apparitions de créatures susceptibles de heurter un jeune public ou les personnes sensibles aux thématiques liées à la mort et au deuil.
- Baghead est-il inspiré d’une histoire vraie ? Non, Baghead n’est pas inspiré d’une histoire vraie. Le film s’appuie sur une mythologie fictive mêlant légende folklorique et horreur surnaturelle, autour d’une sorcière brûlée vive il y a quatre siècles par une confrérie secrète. Il s’agit d’une création originale d’Alberto Corredor, développée depuis son court métrage de 2017.